Alimentation anti inflammatoire et endométriose

Vous avez été diagnostiqué d’une endométriose ou adénomyose et  vous avez entendu parler de l’alimentation « anti inflammatoire » pour soulager les symptômes.

Dans cet article, je vais vous en dire un peu plus sur cette alimentation souvent proposée aux femmes qui souffrent de douleurs et/ou troubles digestifs, en lien avec l’endométriose. 

Endométriose : les principes de l'alimentation anti inflammatoire

Dans le langage courant, on parle d’alimentation « anti inflammatoire » pour décrire l’alimentation préconisée en cas d’endométriose. Cette alimentation a pour objectif de contribuer à diminuer l’inflammation de bas grade induite par la présence de lésions d’endométriose. 

Néanmoins, il serait plus juste de parler d’alimentation méditerranéenne. En effet, dans les études scientifiques dont nous disposons actuellement, on observe que l’alimentation méditerranéenne peut contribuer à une action « anti inflammatoire » et participer à soulager les symptômes de l’endométriose. [1]

En théorie, cette alimentation anti inflammatoire consiste à intensifier la consommation d’aliments ayant un impact positif sur l’inflammation de bas grade. En parallèle, on réduit aussi les aliments qui peuvent accentuer l’inflammation dans l’organisme. 

Toutefois, en pratique, ce n’est pas toujours aussi simple ! Notamment en cas d’endométriose où d’autres axes sont essentiels à prendre en compte comme le microbiote, l’impact du stress, du sommeil, certaines carences, la digestion, l’exposition aux perturbateurs endocriniens…

Ci dessous, quelques exemples d’aliments en fonction de leur impact sur l’inflammation de bas grade.

[1] Neri et al., 2025 — Foods Diet and Endometriosis: An Umbrella Review

alimentation anti inflammatoire
Aliments à privilégier

Omégas 3 : poissons gras, l’huile de noix, l’huile de lin, les amandes, les noix…

Anti oxydants/polyphénols : fruits et légumes de saison, thé vert, certaines épices.

Aliments riches en micronutriments qui participent à diminuer l’inflammation notamment le magnésium, la vitamine D, le zinc.

Fibres et prébiotiques : les légumineuses, les féculents complets ou semi-complets, les fruits et légumes, les graines oléagineuses…

Produits fermentés (probiotiques) : kéfir de fruits, pickels, aliments lacto fermentés.

Aliments à limiter (et non à supprimer)

L’alcool. 

Viande rouge et la charcuterie.

Huile de tournesol. 

L’excès de sucre et de produits sucrés et notamment industriels. 

L’excès de repas riches en omégas 6 : la friture, les burgers, pizza…

Produits industriels transformés. 

Les aliments « à limiter » ne sont pas « à supprimer », c’est encore et toujours une question d’équilibre et surtout d’individualité.

Par ailleurs, d’autres aspects sont importants à travailler : la santé digestive, le statut nutritionnel, le microbiote, l’exposition aux perturbateurs endocriniens, la gestion du stress…

Partage d’article complémentaire : 

Endométriose, l’alimentation est une alliée précieuse : fondation-endometriose.

Comment mettre en place une alimentation anti inflammatoire ?

  • Commencez quand vous vous sentez prête ! Ce n’est pas anodin de repenser son alimentation.
  • Faites vous accompagner par un diététicien spécialisé. Vous pouvez avoir besoin d’aide dans la mise en pratique. D’autant qu’il y a des notions de quantités/fréquences, des subtilités, vous êtes unique et votre alimentation doit être adaptée à vous !
  • Prenez votre temps : commencez par intégrer les aliments intéressants pour agir sur l’inflammation et pour enrichir le microbiote.
  • Ne supprimez aucune famille d’aliments : surtout s’il s’agit d’aliments que vous appréciez. 
  • Compléments alimentaires et micronutrition : certains compléments peuvent être intéressants, pour corriger des carences ou pour soutenir l’organisme.  Cependant, il s’agit dans un premier temps d’améliorer l’alimentation. Ne prenez pas de compléments alimentaires sans conseils au préalable ou sans faire de bilan sanguin, surtout si vous avez des traitements médicamenteux.